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460                  NOTES SDR WOERIOT.

les parties des planches du Pinax qui ne sont pas copiées
sur les grands maîtres ou sur l'antique.
   On pourrait pousser plus loin encore cette étude de
l'œuvre de Woëriot et y trouver d'autres sujets de critique ;
mais c'en est assez sur ce sujet. Je tenais surtout à justifier
nos artistes lyonnais du blâme si injuste que leur a adressé
Robert Duménil et mettre Woeriot au rang très-intérieur
qu'il doit occuper vis-a-vis d'eux. Et pour résumer cons-
ciencieusement cet aperçu, je répéterai que le maître lorrain
était assurément un ingénieux compositeur d'ornements,
un habile graveur en taille douce, un très-bon ciseleur
d'orfèvrerie, mais non pas un dessinateur capable d'illustrer
des livres ni d'être mis en parallèle avec nos peintres lyon-
nais auxquels on doit les ravissantes gravures qui ornent
les publications des Rouville et des Jean de Tournes.
   Je voudrais pouvoir ne pas me borner a ces critiques et
faire ressortir tout le mérite et l'intérêt qui s'attachent à la
nouvelle publication de M. Firmin-Didot. Mais le cadre dans
lequel je suis limité se restreint aux questions lyonnaises,
et je ne suis point assez autorisé pour sortir de ce domaine.
D'ailleurs, cette étude déjà tardive n'ajouterait rien a ce que
tout le monde sait du talent de l'auteur et de l'importance
de son ouvrage ; tous les amateurs de l'ancien art français
connaissent déjà et ont su apprécier cette remarquable publi-
cation, et tous ceux qui peuvent se procurer la jouissance
de recueillir les joyaux de science et d'érudition que la
typographie met incessament en lumière, ont accordé dans
leurs bibliothèques une place toute spéciale à ce beau livre,
œuvre à la fois d'un savant, d'un amateur délicat et d'un
maître célèbre dans l'art typographique.

                                            A . STbTERT.