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une institution qu'on ne peut attribuer qu'à la Providence,
Sa fondation et son accroisement sont une preuve sensible
d e l à bonté paternelle de Dieu. Il serait donc à désirer que
dans la suite on ne changeât rien à l'ordre qu'il paraît avoir
adopté et que dans les différentes règles que l'autorité
ecclésiastique ou administrative jugera à propos d'établir pour
le bien de cette œuvre, on se ressouvînt toujours que Dieu en
était l'architecte. Ceux qu'il daigne choisir pour l'instrument
de ses miséricordes doivent s'abandonner entièrement à lui,
sans s'inquiéter de leurs besoins temporels. Dans celte pensée,
je désirerais que les personnes qui se consacreront à l'a-
venir aux soins des incurables n'apportassent point de dot
mais seulement la pension nécessaire à leur entretien, afin
de combattre d'avance tout plan ambitieux qui tendrait à
enrichir la caisse de l'établissement par l'admission d'un
grand nombre de sœurs fortunées, plutôt qu'à augmenter le
nombre des malades.
   Je désirerais encore, que dans le chois des sujets on pré-
férât toujours ceux qui ont non-seulement reçu une éduca-
tion religieuse, mais encore qui ont de la délicatesse dans
les procédés, des manières douces et affables propres à
adoucir les peines inévitables dans les réunions nombreuses.
   « Je voudrais, que l'on ne reçut d'infirmières que lo n o m -
bre nécessaire pour les besoins de la maison employant
toujours les infirmes selon leurs forces, leur intelligence
et leurs facultés, les accoutumant à se soigner entre elles. Les
actes de charité mutuelle sont un des plus puissants moyens
d'entretenir l'union qui doit régner au milieu des personnes
destinées à vivre ensemble. Je voudrais aussi que l'on ne
fixât jamais aux bienfaiteurs le taux des dons annuels et des
 souscriptions, que l'on reçût toujours avec reconnaissances
les dons en nature de quelque peu de valeur qu'ils fussent.
   « Je crois que si l'on est fidèle à cette rcgle^ la maison
 ne peut périr, car c'est ce qui constitue véritablement une
 Providence qui attend chaque jour les secours dont e l b