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INSCRIPTIONS GRÉCO-LATINES. 267
phiques dont je viens de parler. Je prends d'abord l'inscription
d'Exomnus Paternianus.
Comarmond, n° 348, pi. II. — De Boissieu, pp. 307 sq. :
MEMORIAE AETERNAE EXOMNI
PATERNIAM. QVONDAM.CENTUR1 -
ONIS. LEGIONARI. IDEMQ. MKMORI
AE. DVLCISSIMAE. QVONDAM. PA
XAIPE BENAn TERNIAE. PATERMANE FILIAE ElUS r r i A I N E BENAn
XAIPE E T ^ r i l TERTINIA VICTORINA m*AINE EKTTXI
MATER INFELICISSIMA MARITO
ET FILÃAE
ET PATEUNU VICTORINA.
PATRI ET SORORI
PONENDVM. CVRAVIT. ET SVB
ASCIA DEDICAVEUVNT
Tous les noms de cette inscription sont de provenance latine,
sauf deux : Exomnus, franchement gaulois, et Victorine, tra-
duction romaine d'une dénomination grecque. Exomntis, tout
en acceptant pour nom de famille un dérive agnominal romain,
a conservé intact, à titre "de prénomen, l'un des noms de ses
ancêtres. Ce vocable, dont Zeuss s'est occupé, et qui se trouve
en Exobnuschez Steiner 68., est un composé celtique : ex, sans,
+ obn-, omn-, en gaél. omun, homun, homon, cymr ofyn,
peur « sans peur, intrépide. » composé = gaël. esomum, essa-
min, cymr. ehofyn, ehouyn, ehaffnl magnanime (1).
Nous nous trouvons bien en présence d'une famille d'origine
en partie gauloise, de la fin du n° siècle de notre ère ; l'inscrip-
tion, en effet, ne parait pas remonter plus haut.
Ce premier élément gaulois signalé dans le personnel, scru-
tons le texte lui-même. Aucune obscurité ne s'y remarque, si
(1) Zeuss, Gramm. eelt,, pp. 47, t 2 5 . 166, éd, 2. '