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BIBLIOGRAPHIE. 491 nissement des caveaux de l'église, établissement dans la cour Ste-Marie d'une grille destinée à aérer la cour et le dépôt du linge sale , ouverture d'une vaste salle d'attente et de consulta- tion , formation d'une bibliothèque à l'usage des malades. Le précieux résultat de ces améliorations est établi par M. de Polinière dans un tableau comparatif du mouvement de l'Hôtel- Dieu pendant deux périodes de quinze années. Pendant la pé- riode 1823-1837, la mortalité a été de 1 sur 7 60. Pendant la période de 1838-1852 elle s'est abaissée à 1 sur 9 03. En d'au- tres termes , suivant une règle de proportion, la deuxième pé- riode aurait dû présenter 30,527 décès, elle n'en a donné que 25,693. C'est une différence de 4,834. Ce résultat est, comme le dit l'auteur , le plus beau que puisse ambitionner une adminis- tration hospitalière. Néanmoins, tout n'est pas fait pour l'hygiène de l'Hôtel-Dieu de Lyon ; quelques salles ne remplissent pas toutes les conditions de salubrité ; certaines catégories de malades telles que les vario- leux devraient avoir des locaux à part ; enfin, on doit tendre à réduire, autant que possible , le nombre des lits contenus dans chaque salle. Pour réaliser ces diverses améliorations, il est né- cessaire d'achever l'Hôtel-Dieu et de transporter l'Ecole de mé- decine hors de l'enceinte hospitalière ; c'est ce que M. de Poli- nière a déjà proposé au Conseil en 1846. Il termine aujourd'hui son travail sur l'Hôtel-Dieu, en démontrant de nouveau la néces- sité et l'urgence de ces importantes mesures. L'hospice de la Charité, dont l'origine remonte à 1531 et la fondation à 1617 , est loin d'avoir été construit dans les condi- tions défavorables de l'Hôtel-Dieu, sous le rapport de la salu- brité. « La moindre élévation des corps de bâtiments fait pa- raître les cours plus spacieuses, plus claires et y rend le renou- vellement de l'air plus facile. Simplicité, commodité, élégance, salubrité, tels sont les avantages que l'architecte a donné à son œuvre. » Ces avantages répondent complètement à la destina- tion de l'hospice ; mais ils avaient à peu près disparu lorsque, en 1830, une administration nouvelle fut appelée à la direction des hôpitaux de Lyon,