page suivante »
CHRONIQUE. 95 des recettes ordinaires dont il sera possible de disposer, dans chaque exercice, pour cette destination. > Tous les ans, avant le mois d'octobre, la Commission mu- < nicipale déterminera, dans la limite des 25 centimes autorisés , le nombre des centimes additionnels à porter aux rôles de l'an- née suivante pour acquitter l'annuité à échoir , déduction faite , s'il y a lieu , des autres ressources communales qu'elle aura re- connu pouvoir y affecter. « Dans le but d'atténuer pour la portion moins aisée de la population, la charge nouvelle qui pourra résulter de l'imposi- tion des centimes extraordinaires, la Commission municipale exprime le vœu que la partie du contingent personnel et mobilier qui ne sera pas prélevée sur le produit de l'octroi, soit, en vertu de l'art. 5 de la loi du 1 er juillet 1846 et pour 1853, répartie sui- vant un tarif gradué, qui sera fixé par la Commission municipale dans une délibération ultérieure, en raison de la progression as- cendante des loyers. « Qu'en outre, et pour ladite année 1855, la même Commission municipale soit autorisée à établir, pour la répartition du contin- gent de la ville de Lyon dans la contribution des portes et fenê- tres , un tarif spécial, combiné de manière à tenir compte, à la fois, de la valeur locative et du nombre des ouvertures. » Encore quelques années, et Lyon sera transformée. Elle sera la plus belle ville de France , comme elle en était la plus impor- tante , la plus riche , la plus active, la plus populeuse , la plus industrielle. Dans sa séance du 17 janvier , notre Commission municipale a donné sa sanction à ce vaste ensemble de travaux. La régéné- ration de notre cité sera donc complète, et sous le rapport de la salubrité et sous le rapport de la splendeur. Honneur à notre premier magistrat, M. Vaïsse, d'avoir provoqué la réalisation d'un si grandiose projet ; honneur à notre édilité de l'avoir adopté dans toutes ses parties ! Léon BOITEL,