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           LA GUERRE »'0R1E1NT.         4l.'î

Des cœurs brûlants du même feu ;
Les lumières de la pensée
Et, legs de la race passée,
Toute la science amassée,
Tout cela ; c'est l'Å“uvre de Dieu !

Et devant les hordes sanglantes,
Devant les tribus turbulentes
Que vomissent d'affreux climats,
Avec l'Humanité, sa fille,
La Civilisation qui brille,
Phare de l'humaine famille,
Non ! Dieu ne reculera pas !

Arrière donc! peuples sauvages !
Pour vous refouler sur vos plages,
Une digue est dressée enfin !
Digue formidable et vivante,
Qui domptera, calme et puissante,
Sans terreur et sans épouvante,
Du Nord le déluge sans frein ;

Car cette digue tutélaire
C'est la France, c'est l'Angleterre
Ce sont leurs marins, leurs soldats :
Les uns sachant dompter les lames,
Et les autres braver les flammes,
Tous dans leur corps ayant des âmes,
Ce que vos esclaves n'ont pas !

Laisse leur fureur impuissante
Briser à tes pieds, menaçante,
De leur rage les vains éclats !
Hurlez, hurlez, vagues humaines !
Ecumez, de colère pleines ;
Toutes vos colères sont vaines
Et la digue ne rompra pas !