Pour une meilleure navigation sur le site, activez javascript.
page suivante »
                     BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE.                            69
vue qu'il faut se placer pour juger le rôle des institutions fran-
ciscaines dans l'histoire. Leur attribuer des intentions et une.
portée directement politiques et sociales, nous parait une inter-
prétation hasardeuse et dont la preuve est difficile à faire. Nous
soumettons à M. Morin ces observations que nous croyons justes,
mais qui, tout en restreignant ce qu'il y a de trop absolu dans
son livre, n'ôtent rien à l'originalité de ses aperçus relativement
vrais, ni à la valeur de son travail, assurément très-remarquable
comme œuvre littéraire et philosophique. C'est une Etude at-
trayante , écrite d'un style vigoureux sans rien de forcé, sobre
sans sécheresse, naïf à propos et sérieux de même, contenu
quoique plein de chaleur et de vie. On y sent un esprit familia-
risé avec les questions les plus hautes, suivant sa voie sans hési-
tation et une voie franchement orthodoxe ; on y sent aussi un
cœur qui donne l'inspiration à la conscience, car la pensée y est
toujours élevée, la tendance généreuse, le parti pris d'avance
contre tout ce qui rabaisse ou amoindrit l'âme humaine. Accueil-
lons avec bonheur un livre qui comptera autant d'amis que de
lecteurs, etque nul ne lira sans se sentir plus que jamais enchaîné
à la cause éternellement vraie de l'alliance du christianisme
et de tout progrès.
                                                     P. G.


DE L'ORIGINE DES DIVERSES VARIÉTÉS OU ESPÈCES D'ARBRES
  FRUITIERS ET AUTRES VÉGÉTAUX CULTIVÉS POUR LES BESOINS
  DE L'HOMME.

   L'auteur de cet écrit, M. Alexis Jordan, botaniste distingué, s'est appli-
que, depuis bien des années, à rechercher, dans un grand nombre d'espèces
végétales, les nuances plus ou moins délicates qui distinguent certains
individus. Il a cultivé avec soin , pendant plusieurs générations, toutes ces
variétés, et il a pu constater de la sorte que quelques-unes se maintiennent
toujours , se perpétuent invariablement. Il en a conclu que l'on a eu tort
de les confondre jusqu'à ce jour sous un même nom , et qu'elles doivent
constituer autant d'espèces distinctes. Il a cru pouvoir conséquemment
enrichir la science d'un assez grand nombre de plantes nouvelles.