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328          LA CHAPELLE DE GRANGE-BLANCHE

qu'ils ont prise dans la construction de la chapelle. Ils n'ont
jamais cédé ou aliéné ce droit. Alexandre Prost prétend que
les sommes versées par ses voisins ont été employées seule-
ment à l'agrandissement de la chapelle ; c'est faux. La
lecture de l'acte du 15 décembre 1635 prouve le contraire.
La permission de bâtir la chapelle est du 6 octobre 1635, il
est donc bien peu probable que les travaux fussent ter-
minés le 15 décembre. On croirait plus facilement qu'ils
n'étaient pas encore commencés. Quant aux dépenses
d'entretien et d'embellissement que le seigneur de Grange-
Blanche aurait seul payées, [cela n'offre jien que de très
naturel ; sa fortune lui permettant d'être plus généreux
que ses voisins, et son titre de collateur de la prébende
devant l'attacher plus particulièrement à cette chapelle.
Ces dépenses n'impliquent pas son droit exclusif de pro-
priété.
   Il est vrai que la teneur de la1 permission accordée à
Jacques Prost, spécifiant certaines réserves, indiquerait
en effet qu'il était seul en cause. Mais pour les raisons que
j'ai exposées plus haut, il avait dû en effet être seul chargé
des démarches nécessaires à l'obtention des dispenses.

      {A suivre).
                                        Léon   GALLE.