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37(i LES BIBLIOTHÈQUES DE LYON tous les secrets. Je dirais presque les finesses et les ruses innocentes M. Breghot du Lut était déjà , à ce moment, inscrit comme avocat au barreau de Lyon, mais avant d'aborder la barre il avait voulu se perfectionner à l'école des grands modèles de Paris. Il travailla comme secrétaire de M. Gairal, son parent, un des membres les plus distingués du barreau de Paris, où brillaient alors avec tant d'éclat les de Sèze, les Bellart, les Berryer, père, Chauveau- Lagarde et Delamalle. Il ne négligea pas, cependant, ses études littéraires et surtout les cours d'Andrieux et de Gail, alors si renommés. Boissonnade et Clavier l'accueillirent avec la plus vive sympathie ; il se lia avec eux et ils l'ini- tièrent dans ce que la langue grecque avait de plus diffi- cile. Bientôt après, on put le compter parmi les hellénistes les plus distingués de son temps. Beuchot fut aussi sou ami, et cette liaison dura tant qu'ils vécurent, Martial et l'Anthologie grecque étaient surtout l'objet de de sa pré- dilection ; il fouilla toutes les bibliothèques de Paris pour étudier ce qui les concernait. Son père, avocat au Parlement de Dijon avant la Révo- lution, puis ensuite juge de Paix à Montluel, sa ville na- tale, le rappela au bout de deux ans auprès de lui, et l'at- tacha au barreau de Lyon où il avait débuté. Tout en en exerçant sa difficile et grande profession, il céda aussi souvent à ses goûts littéraires et n'oublia pas ses livres favoris. Lyon possédait alors, comme aujourd'hui, et c'est bien peu pour un aussi grand centre, un seul journal lit- téraire, 1! Almanachdes Muses et le Moniteur de Lyon. Il lui La mort l'a empêché de finir cet ouvrage, mais le manuscrit, quoi- que très-incomplet, renferme des indications fort curieuses.