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336 FAMILLES CHEVALERESQUES xi° siècle, sa puissance s'était accrue au point que les princi- pales seigneuries du Roannais étaient en sa possession : Crozet, Cordelle, Vernay et plus tard Saint-Haon-le-Châtel. Cette famille a fourni quatre chanoines-comtes à l'Eglise de Lyon. Sa descendance masculine s'éteignit à la fin du xni e siècle, époque où la seigneurie de Roanne passa aux de la Perrière et aux Chauderon. (Alphonse Coste, Histoire de la ville de Roanne, p. 64 à 86. — De La Mure, I, 92, 93, 108. — Notice sur la ville et l'ar- rondissement de Roanne, 8.) 12 ROBERT D'ANSE (1096). Robert d'Anse fut l'un des chevaliers qui suivirent Bohé- mond, prince de Tarente, à la croisade, au mois de décembre 1096. A la bataille de Dorylée (juillet 1097), il est désigné par les chroniqueurs comme faisant partie du corps d'armée de Bohémond et de Tancrède, qui formait l'aile gauche de l'armée chrétienne. Après l'occupation de Mamistra, nous le retrouvons encore au nombre de ceux qui furent faits pri- sonniers par Baudoin, comte de Flandre, dans le combat que ce dernier eut à livrer contre les troupes de Tancrède. Mais à compter de ce moment, il n'est plus fait aucune mention. de ce chevalier. (Bongars. — Robert le Moine. — Peyré, Histoire de la première Croisade, I, 174, 351, 400, II, 504, 518. — Guiche- non, Hist. de Dombes (2e édition, note de M. Guigue) II, 112. — Roger, La Noblesse de France aux Croisades, 167.) 13 C L A U D E DE MONTCHENU (1096-1122). De gueules, à la bande engrêlée d'argent. La famille de Montchenu est originaire du Dauphiné.