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NOTES SUR /WOEMOT. 159 planches des fragments de figures copiés servilement de Raphaël, Jules Romain, Léonard de Vinci et d'autres. Les estampes de Marc-Antoine étaient les sources où il paraît avoir puisé, et il n'hésitait pas soit a compléter une figure à demi cachée, soit a changer le mouvement de certaines parties des personnages qu'il copiait, et c'est ainsi que ces copies échappent à première vue, outre qu'étant retournées par la gravure, elles sont encore plus dénaturées. Néan- moins, il ne serait pas bien difficile de restituer à chacun des maîtres originaux tous les emprunts forcés que Woëriot leur a faits pour son Pinax ieonicus, et quand ce travail serait fait, on trouverait qu'il ne reste a son avoir personnel que des figures maladroitement et incorrectement dessinées, d'un goût bizarre et sans élégance. Telle est la planche 7 qui lui appartient en entier et qui est d'un médiocre cho- quant à côté des autres. Telle est aussi la planche 5 ; on y remarque entre autres les défauts de perspective, la lourdeur des personnages, l'aspect massif des arbres el le groupe- ment des figures serrées en bloc, sans intelligence, sans art, sans aucun sentiment de la nature. Cette manière de grouper les foules par masses compactes est un des signes distinclifs de Woëriot, aussi bien que son genre de rendre les arbres que j'ai déjà signalé dans les planches de Flavius Josèphe. L'imperfection des personnages est si bien un caractère spécial du dessin de Woëriot, que les figures incorrectes du Pinax ieonicus, que je crois pouvoir lui attribuer exclusi- vement, se retrouvent avec un goût identique et aussi mau- vais dans les Emblèmes de Georgelte de Monlenay, publiées quinze ans plus tard, et qui devraient par conséquent être supérieures, mais, au contraire, qui sont toutes, sans excep- tion, conformes au style bizarre et plus que médiocre que l'on retrouve dans les bois signés du Flavius Josèphe et dans