Pour une meilleure navigation sur le site, activez javascript.
page suivante »
           HISTOIRE DE SAINT-TRIVIER-EN-DOMBES.            127

le service divin porté par la transaction du 13 juillet 1452
et autres faits entre le prieur, le curé et les habitants de
Saint-Trivier, à tenir la maison prieurale en foi et hom-
mage du seigneur de Saint-Trivier, lui bailler homme
vivant et mourant et confisquant qui ferait hommage, à
tenir ladite maison en sa totale justice, reconnaître à cause
de la garde seigneuriale la redevance annuelle de 21 livres
de cire, payer les arrérages de vingt-neuf années échues,
faire construire la guérite, icelle maintenir et entretenir un
homme armé en temps de guerre, reconnaître les servis
dus sur les fonds par eux acquis, payer les arrérages et
laods, se désister de la jouissance des étangs Gapard et
Vavre et du pré Seigneureins, situé audit Saint-Trivier,
faute d'exécuter, de leur part, le contenu de la donation
faite à leur profit par feu Louis ^Claude de Cléberg.
   En 1640, les Pères minimes obtinrent une bulle d'union
du prieuré de Saint-Trivier avec leur couvent de Montmerle,
les autorisant à y faire les offices et services qu'ils étaient
tenus de faire à Saint-Trivier, mais cette union avait cette
condition : « Sine detrimento tertii », et comme les habi-
tants de Saint-Trivier n'avaient tous été ouïs [et souf-
fraient notablement de cette union, comme la bulle était
nulle pour n'avoir été fulminée du vivant d'Urbain "VIII
qui l'avait donnée, Jacques Moyron s'opposa à cette union,
dès cette année 1640.
   Les Pères Minimes reconnurent, le 2 mars 1645, au
profit de Jacques Moyron, qu'ils n'avaient aucune justice ;
que leur maison était dans celle de Saint-Trivier, qu'ils
étaient tenus de dire la messe audit Saint-Trivier les fêtes
et dimanches et le mercredi ou samedi de chaque semaine;
ils offrirent de donner homme vivant ou mourant. Vers
cette époque, ils présentèrent à l'Ordinaire la bulle qui
unissait le prieuré de Saint-Trivier à leur maison de Mont-
merle. Dans cette bulle, il était éconcé que le prieuré de
Bombes, appelé Saint-Trivier, est aux Minimes qui y ont