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480 MUSÉE DE VIENNE.
dait — et ce, moyennant une pension annuelle de huit cents
francs— donc cinq cents francs réversibles sur la tête de sa
vieille gouvernante.
C'est de cette époque, à peu près, que date la formation de la
collection de tableaux de la ville.
Comme beaucoup d'autres, elle fut plus que modeste au dé-
but. Toutefois, d'après ce que l'on dit, la magnifique galerie du
palais Saint-Pierre, à Lyon, comptait à peine une soixantaine de
tableaux en 1808.
Pierre Schneider aurait pu s'enrichir; mais, délicat jusqu'au
scrupule le plus rigoureux dans l'exercice du mandat qui lui était
confié par sa patrie d'adoption, il est mort pauvre, laissant un
nom sans tache, un nom qui doit être signalé à la reconnaissance
des générations futures — comme celui qui le porta si digne-
ment sut mériter l'estime de la génération au milieu de laquelle
il vécut.
En 4847, sur la proposition d'un membre du Conseil muni-
cipal, il fut décidé que le buste en marbre de Schneider, de gran-
deur naturelle, exécuté par Charreton, sculpteur viennois, se-
rait placé dans le musée des antiques. Ce buste fut taillé dans
un bloc de marbre provenant des fouilles dirigées, dans le temps>
par Schneider.
Revenons au principal sujet du rapport de votre Commission.
Sur les 37 tableaux déjà signalés, quelques-uns ont été ré-
• parés et nettoyés, tout d'abord, par M. Charles Ollieu, membre
de la commission de la bibliothèque.
Aidé par les conseils d'un homme pratique, de M. Grellet aine,
peintre de mérite, que nous avons déjà cité, M. Charles Ollieu a
achevé cette opération délicate avec une réussite complète.
On ne saurait trop remercier cet honorable citoyen pour le
zèle, l'intelligence et le désintéressement, surtout, dont il a fait
preuve en cette occasion, comme toujours, du reste, quand il
s'est agi d'être utile à la cité.