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MUSÉE DE VIENNE. 481
CONCLUSION.
Votre Commission a l'honneur de vous proposer :
1° De décider que les tableaux réunis devront former, dès Ã
présent, une collection appartenant à la ville.
2° Que cette collection sera placée dans ia salle, dite le Grand
Salon, à l'Hôtel-de-Vilîe.
3° Que !a Commission de la bibliothèque et du musée s'occu-
pera, sans retard, de l'installation de la galerie de tableaux dans
l'endroit indiqué ci-dessus, faisant partie de la maison com-
mune, — c'est-à -dire de la maison de tous.
4" Qu'une somme de quatre cents francs sera ajoutée à celle
de 500 fr. — déjà votée — à l'effet de subvenir aux frais d'agen-
cement, d'emplacement, de réparations, s'il y a lieu, et d'enca-
drements des tableaux de la nouvelle collection. — Tous, ou
presque tous, ne sont pas encadrés.
Toutefois, il est bien entendu que si celte somme de 400 fr. —
sollicitée de vous par votre Commission comme supplémentaire,
— devenait inutile en partie — ce qui en resterait serait reversé
dans la caisse municipale.
Vienne est bien connue par ses monuments grandioses de
l'époque romaine.—L'on y trouve aussi de précieux vestiges du
Moyen-Age. Son Musée lapidaire est des plus riches ; il est sou-
vent visité par les antiquaires et les archéologues du monde
entier.
Depuis bien des siècles notre ville est renommée par son
amour pour les lettres.— « Allez, mes œuvres—et puissiez-vous
être lues à Vienne » — disait un poète latin.
Dans les montagnes de la rive droite du Rhône on désigne
sous le nom de Bardons les habitants de la rive gauche. Bar-
dons, selon nous, voudrait dire Bardes, et Bardes veut dire
poètes, chanteurs..
Ne méritent-ils pas, en effet, ce nom les habitants d'un pays
qui a vu naître Chorier, Boissat, dit l'Esprit, les de Combe-
rousse, Pichat, Mermet, Ponsard, Charles Reynaud, et d'autres