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318 MORNANT.
explique que ce fut en reconnaissance de la belle conduite
des Mornantais lors de la bataille de Briguais, en 1362, qui
se donna entre l'armée du roi et les grandes bandes, ou
Tard-Venus. Ils arrivèrent au secours du connétable Jac-
ques de Bourbon, le fifre en t3te et le drapeau déployé.
Depuis cette époque, deux fifres en sautoir sont entrés dans
les armes de la ville et figurent sur son drapeau.
« Selon toute apparence, le marché de Mornant avait été
« supprimé, car nous lisons dans les actes de l'abbaye de
« Savigny, que Gaurenard et son fils, ayant enlevé aux
« moines de Savigny les églises de Saint-Jean, de Panissière,
« avec cinq menses et une terre située près de l'église ; de
« plus celle de Chambost (de Cambosco), que Guicbard avait
« donnée ; Bernard de Chamousset (de Camopsoto), nous a
« enlevé trois menses, sans parler du mal qu'il nous a fait
« d'autre part ; Arnulf-le-Cbauve s'approprie les décimes
« de Saint-André de Tarare ; nous les excommunions tous,
« ainsi que les traîtres qui nous frustrent les impôts du
« marché de Mornant, dont nous a gratifié Etienne, fils de
« Hugues. »
En parlant, des antiquités de Mornant, il est bon de men-
tionner une découverte qui fut faite en 1837, au hameau
du Bois. Le sieur Bajard, en minant une terre pour y planter
de la vigne, découvrit le long du chemin qui va de ce ha-
meau à Saint-Sorlin, une amphore de verre blanc avec son
couvercle, et une quantité de fioles également en verre,, le
tout de forme antique; il y avait aussi quelques lampes. Ces
objets étaient entourés de charbons de bois. Dans cette am-
phore se trouvaient des ossements et de la cendre de corps
humain. A plusieurs reprises, on a découvert, en travaillant,
divers objets enfouis, des bouteilles de forme antique, des
barres de fer, et même des appartements dont on voyaitle
carrelage. La tradition rapporte que cet endroit fut le théâ-