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                    NOTES ARCHÉOLOGIQUES.                     73

inférieure une grande porte d'entrée à plein cintre avec des
arcs décroissants qui encadrent un tympan demi-circulaire
au milieu duquel se détache en haut relief la statue équestre,
en pierre blanche comme du Paros, de saint Maurice, patron
de la paroisse. Celte statue est, de mémo que les deux autres
dont nous parlerons plus bas, l'œuvre d'un sculpteur émérite,
M. Fabisch, nourri depuis longtemps des plus saines doctrines
de l'iconographie sacrée. On parcourt volontiers les détails
de moulure, tels que palmeltes, rinceaux, qui ornent celte
partie de la façade. On y admire, ainsi que dans le mouve-
ment cl la physionomie des statues représentant les compa-
gnons de saint Maurice, qui font le sujet des deux frises
latérales, la fidélité avec laquelle l'artiste a reproduit les
divers.motifs iconographiqnes et décoratifs de l'école romano-
byzantine, tout en exécutant ses figures, et principalement
celle de saint Maurice, avec une correction et une élégance
de forme qui rehaussent,.loin de l'altérer, l'expression reli-
gieuse de nos héros chrétiens.
   Cette réflexion s'applique aux deux statues en pied, et de
pierre blanche aussi, des deux saints martyrs Vincent et
Laurent, qui figurent dans une niche, aux deux côlés du
portail, comme pendants de la statue de saint Maurice, à
laquelle elles ne le cèdent ni en valeur artistique ni en beauté.
Au-dessus de chacune d'elles, et en guise de couronnement,
on voit, sculptés en relief, deux lions affrontés que sépare une
croix inscrite dans le cercle mystérieux. C'est un thèrre heu-
reusement emprunté aux monuments primitifs chrétiens, qui
nous en offrent la fréquente reproduction.
   Quant à la partie supérieure du portail, (ermine'e par un
fronton triangulaire avec une arcalure rampante au-dessous
de la corniche dudit fronton, elle présente une surface
presque nue,qui ne reçoit quelque mouvement que d'une large
fenêtre à trois baies égales en hauteur et en largeur. Nous,