page suivante »
— 425 — déjà une transaction entre Gaspard de Chivalet, et Hugues, abbé de Bon- neveaux, doyen de Saint-Chef. Lorsque les guerres de religion reprirent en 1567, le marquis de Gor- des, lieutenant du roi, se mit en mesure de résister aux protestants qui étaient maîtres de Saint-Marcellin et de tout le Valentinois. Il s'assura de Moirans et jeta dans la Côte-Saint-André toutes les troupes des garnisons de Bourgoin, de Saint-Chef et de la Tour-du-Pin. Mais il fut forcé de bat- tre en retraite et d'abandonner la Côte-Saint-André pour se diriger sur Bourgoin. A quelques années de là , en 1576, on ne sait exactement pour quelle raison, mais sans doute pour éviter la création de centres de rébel- lion ou d'action anti-royale, De Gordes fit raser les fortifications qui entou- raient le village et le château de Saint-Chef, dont il ne reste plus mainte- nant que la Tour du Poulet '. Le siècle se termina sans doute pour les chanoines dans la restaura- tion de leur demeure et de leur église, et nous ne savons rien de leur his- toire, jalonnée seulement par quelques noms : Etienne Brunel est doyen en 1591 et encore en 1604 2. Claude-Joachim Brunel, seigneur de Gra- mont, qui était aumônier, lui succède en 1614. Un autre membre de la fa- mille de Brunel, Antoine de Brunel, prend la suite de Claude-Joachim, comme doyen, en 1628. François Le Noir de Lancin, prieur de Janeyriaz, le remplace en 1630. Puis Jacques de Garnier apparaît dans cette charge en 1634 3 . Le 17 juillet 1641, Etienne de Vallier, doyen de l'église collégiale de Saint-Chef, prête hommage au roi Louis XIII pour la terre et la seigneurie de Saint-Chef, «avec leurs droits, appartenances et dépendances en toute justice, ensemble pour toute la temporalité du Chapitre » 4 . Ce même Etien- ne de Vallier, qui était encore doyen le 31 décembre 1646, teste à cette date. Il fonde six grand'messes qui devaient être dites annuellement au grand autel de l'église de Saint-Chef le lendemain des fêtes de la Purification, de 1. Cf Chorier, t. II, p. 674. L. Fochier, Souvenirs historiques sur Bourgoin, p. 55. 2. Dans l'Armoriai du Dauphiné, un chanoine Guillaume de Martel est cité à la fin du xvie siècle. 3. Ces renseignements proviennent de la Liste des Grands Prieurs de Saint-Chef, Arch. de l'Isère, fonds des titres de Saint-Chef (prieuré de Chabons) et Bibl. de Grenoble, fonds Pilot, R. 7906. — 664. 4. Invent. mss. de la Chambre des Comptes, f° 1958.