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      J'étais plein d'enthousiasme.
      Le Soleil. C'est un petit peu plus compliqué que je ne croyais au début.
Depuis quelques milliers d'années, les hommes le regardent : il a parfois, et
pourquoi? des grosses taches noires ; pendant les éclipses, on voit des
flammes, des protubérances, une auréole (couronne) ; puis il y a des pla-
ques étranges nommées facules. Et tout cela est en activité perpétuelle,
tourne de façon compliquée, apparaît, disparaît, parfois lentement, parfois
vite. Les taches nous envoient-elles plus de chaleur que le reste du disque ?
On a dit que oui, puis que non, puis que oui ; on s'est arrêté à moins de cha-
leur. Tantôt il y a activité solaire avec beaucoup de taches, après quoi on
assiste à un minimum de taches ; la gradation d'un système à l'autre est
irrégulière et complexe ; enfin les astronomes en font une étoile variable, ce
qui complique un peu. Faites-moi crédit, je vous prie, de la bibliographie
des travaux sur le Soleil !
      Le Soleil tourne sur lui-même en 25 jours; sa rotation apparente, par
rapport à la terre, dure 27 jours. C'est par centaines que l'on compte les
écrits dont les auteurs ont cherché, dans les phénomènes météorologiques,
des périodicités en relation avec la rotation solaire et tous les bombarde-
ments et effluves dont il pouvait nous gratifier, chaleur, actions électrique,
magnétique... Zenger fut un des plus ardents 1 : il trouve toujours une
période de 10 à 13 jours pour les grandes perturbations de l'atmosphère et
du noyau de la terre, pour les mouvements sismiques, les chutes d'aéro-
lithes et les essaims météoriques, les incidents météorologiques les plus
divers, les orages, etc. ; même parallélisme avec les singularités qui appa-
raissent dans les recherches photographiques sur le soleil — d'où des appli-
cations à la prévision du temps d'une importance énorme pour l'agricultu-
re. Espoirs : légère fumée...
      En cherchant aussi des périodicités, Bouffay2 trouve que les jours plu-
vieux ont une tendance à se reproduire tous les 29 à 30 jours, c'est-à-dire
aux mêmes phases lunaires (bien, voilà la Lune qui revient !), tandis que les
brouillards, les orages, le tonnerre et la grêle n'attendent pas plus de 28

     1. Voir notamment Assoc.fr. p. l'avanc. des Se, 18842 ,p. 192 18852, p. 293 ; iSSôSp. 125 ; etc., et
Ciel et Terre, t. 21 (1900).
     2. Voir la Nature, 19012, p. 30,
    Rev. Lyon., IV, m-                                                                             4