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UT D'HISTOIRE 421 graduelles quorum unus est littera antiqua, unum missah velus, unum prosarium, unum responsorium Mitera: antiquœ et bien d'autres. Par contre l'église du village est pauvre : aucun objet d'or ou d'argent, ni même doré, ne s'y rencontre ; à peine y voit-on deux bénitiers d'étain et de cuivre, une custode, un encensoir et deux candélabres le tout de cuivre. VI. — ' M . F. Mugnier auquel l'histoire civile et litté- raire de Savoie est des plus redevables, vient de se signaler par l'a publication d'une fard inédite du xvie siècle, le Dici des jardiniers. On'sait qu'il n'y avait guère de distraction qui fût aussi goûtée que la représentation d'une sottie. Aussi ne laissait-on passer, en Savoie, aucune fête notable, sans en offrir quelqu'une au public, parfois délicat, composé de seigneurs et clercs élevés généralement à Avignon au collège Saint-Nicolas d'Annecy, et de gentilles dames, venus là pour ce régal littéraire. Sans doute le morceau n'était pas toujours un chef-d'œuvre mais à défaut du plaisir intellectuel on pouvait compter sur celui des yeux. La farce qui nous occupe^fùt composée pour le mariage d'Antoine de Disimieu et de Pernette de Montvuagnard, mariage qui unissait une famille du Dauphiné à une de Savoie. Le fiancé n'était point le premier venu : M. Mugnier l'identifie avec l'écuyer dauphinois, compagnon de Bayard, qu'on voit suivre ce héros en Lombardie. Quel est l'auteur du Dict des jardiniers ? Le mauvais état du manuscrit n'a malheureusement permis de lire que François de M... Il est bien possible qu'il faille restituer, avec M. Mugnier, François de Montfalcon. De même, la pièce est sans titre, mais celui de Dict des jardiniers semble bien lui convenir. Elle est écrite en vers de huit syllabes. Quant au style, dit M. Mugnier, « il est des plus communs,