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242               ACTION DE LA FEODALITE

autres pour se réunir souvent. La souveraineté politique de
l'Assemblée générale, devenue impraticable, tomba et fit
place à l'organisation hiérarchique des propriétaires.
   La souveraineté domestique dut aussi s'altérer, parce que
le chef guerrier n'était pas suivi de sa famille seule. Sa
bande était composée de guerriers appartenant à diverses
familles et tribus. La camaraderie des guerriers remplaça
l'association domestique. Le chef propriétaire se vit entouré
de Gaulois, d'étrangers. Dès lors, le caractère patriarcal
qu'avait la société domestique, dut forcément s'affaiblir.
   La fusion de la société et de la propriété n'était donc pas
nouvelle. Elle ne fut pas uniquement le résultat de la con-
quête. Un fait analogue existait en Germanie dans la tribu.
Mais en Gaule, la part du régime patriarcal s'affaiblit beau-
coup, et celle de la conquête devint le principe dominant
de cette fusion, l'un des grands caractères du régime
féodal.

   Le régime politique ou l'association générale des pro-
priétaire de fiefs entre eux, tel est le troisième caractère du
régime féodal.
  A la fin du Xe siècle, le système des institutions libres,
celui de la royauté, sont ébranlés. Ils sont sans force, sans
puissance. Seules, à cette époque, les institutions aristo-
cratiques se vivifient et prédominent. Du Ve au Xe siècle,
époque si tourmentée, si agitée, il est presque impossible
de rechercher et d'observer le véritable régime politique
qui constuait la féodalité. On n'en perçoit que les germes.
On voit tomber tout autre système. Ceux qui ont régné
auparavant sont vaincus et abolis.
  Après l'invasion, les systèmes d'institution suivants
coexistent. Le système des institutions libres représenté en