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l82 INFORMATION troupes régulières se répandaient dans nos contrées, cher- chant leur solde dans le pillage, méprisant les lois et les seigneurs. Une pièce conservée dans les archives de Mont- melas, château seigneurial dont dépendait la paroisse de Cogny, signale les exploits de quelques uns de ces routiers, car on peut les nommer ainsi. Victimes et témoins déposent devant le magistrat du château, et il est à regretter que l'information ci-dessous ne donne pas de détails sur les chefs ni sur le parti auquel ils appartenaient. Il eût été intéres- sant de savoir où ils allèrent ensuite et ce qu'ils devinrent. Mais quoique incomplète la relation contenue dans ce document, forme un chapitre curieux de l'histoire particu- culière des paroisses de ce canton. « LJan mil cinq cens soixante quinze, et le lundy vingt quatrièsme jour d'octobre, George Duchamp, Pierre Duchamp et Estienne Germain dict Duchamp, laboureurs de la paroisse de Coigny, ont déclaré et se sont rendus plainctifs à nous Pierre Ouvise, notaire royal, chastellain de Montmallas, à l'encontre d'ung se disant cappiteyne de gens de pied qui se nommoit que il disoit le cappiteyne Saupiquet ou de la Guilloutière de la ville de Lyon et des soldarts qu'il mesnoit, questoit en nombre de vingt-cinq ou trente soldarts qu'il mesnoit avec luy; sur ce que nonobs- tant que par les ordonnances du Roy nostre sire il soit prohibé de tenir les champs et louger à dyscrettion chez les paouvres laboureurs, synon en payant de gré à gré et de ne faire aulcune larressins, ransonnemens, pillages, vio- lances ny aultres voy deffect, ains de vivre paysiblement et quieltement, ce nonobstant le jour d'hier dimanche, envyron l'heure de neuf à dix heures de mattin, le dict cappiteyne