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34° LE PRIEURÉ DE LA BRUYERE d'Ambronay. On pourrait citer grand nombre de commu- nautés qui ont à déplorer l'absence de tout document dans le même intervalle. Le Laboureur dans ses Mazures de l'Isk-Barbe, parlant du manque de documents dans son histoire s'exprime ainsi : « Tout cela est demeuré dans un « profond et éternel oubli, par le malheur des temps et les « guerres continuelles entre les princes qui se disputaient « les provinces. Les calamités de tous genres ont fait « des x e et xie siècles les époques les plus tristes de « l'histoire ». L'on ne pourrait se faire une idée exacte de tout ce que les religieuses de la Bruyère eurent à souffrir, et si Ambronay n'a, dans ses archives, rien qui puisse permettre de reconstituer ses annales pendant le ix= et le xe siècle, il n'est pas étonnant que la même obscurité existe pour le monastère qui vivait sous sa dépendance. II LE MONASTÈRE DE LA BRUYÈRE A LYON" Ce chapitre est nécessaire pour détruire une erreur pro- pagée par des écrivains que l'on est habitué à considérer comme des hommes sérieux, versés dans la connaissance de l'histoire du Lyonnais et des provinces voisines, et bien dignes de notre reconnaissance pour les services qu'ils ont rendus par leurs intéressants travaux. Les historiens dont je veux parler ont accrédité l'opinion que les religieuses de la Bruyère avaient, en l'année 1653, quitté les bords de la Saône pour trouver un asile plus sûr dans les murs de la ville de Lyon et qu'à partir de cette époque, réunies aux