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6o HÈNtti HlGNARD Je me suis donc remis à travailler, et maintenant tout cela marche. Ainsi, ne vous inquiétez plus, et dites-moi bien vous-même comment Vous vous trouvez ; c'est la seule chose qui m'intéresse. Ce que mon père me dit au sujet des députés, j'y ai déjà pensé plusieurs fois, mais je n'ai aucun moyen de parvenir auprès d'eux. Il faudrait donc voir parmi nos connaissances, si l'une d'elles peut m'introduire dans cette société dans laquelle, lorsque je suis né, il semblait si peu probable que je pourrais entrer un jour. S'il se présentait une occasion honnête, je la saisirais avec plaisir, mais je ne puis pas me jeter à la tête des gens. Je crois que je vais faire connais- sance avec un autre député, M. Thil. Ces recomman- dations ne peuvent être d'aucune utilité pour l'agrégation, mais pour le placement, c'est autre chose, je ne veux donc pas les négliger, parce que cela pourrait retarder- pour longtemps le moment si désiré de notre réunion. Je n'ai pas vu M. Froidevaux pendant son séjour à Paris, il me fit remettre vos lettres par Caillaud dont il est le parent, mais il ne lui laissa pas même son adresse. Voici deux dimanches que je n'ai pas pu aller voir ma tante, j'en ai passé un avec MM. d'Aillaud, l'autre avec Olivaint, qui vous présente bien ses respects. Je ne sais donc pas où elle en est. Je compte aujourd'hui y passer la soirée, ou, peut-être me contenterai-je de lui rendre une longue visite, pour aller entendre ce soir M. Lacordaire qui prêche à sept heures. Je l'ai vu ces jours-ci, c'est un bien saint homme et de beaucoup de talent. A notre prière, il fera un sermon pour nous à Notre-Dame, le 14 février. Quand je dis nous, je veux dire notre Société de Saint- Vincent-de-Paul, qui croît toujours, bientôt nous aurons tout Paris,