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                      ANTOINE DU VERDIER                             25

enfants de la paroisse, et assemblent dans les longues soi-
rées les jeunes dentelières. Les bonnes Sœurs étaient déjà
dans le village au xvm e siècle ( i ) ; elles y sont revenues
après la Révolution, et bien qu'elles soient installées dans
le château, elles n'en sont pas plus curieuses de savoir ce
que c'était que ce du Verdier dont leur parlent de rares
voyageurs.
, Vu du dehors, le château est assez triste, avec ses
murailles nues et sa vedette en ruines. Par une porte de
profil ogival, on entre dans une cour pavée en gros cail-
loux de la Loire, qui dessinent au centre un cercle de
galets noir bleuâtre; cette cour est égayée par un puits
élégant orné de deux sirènes. Sur trois côtés de la cour, les
bâtiments se développent en fer à cheval. A droite, la cha-
 pelle et la cuisine. A gauche, un second corps de logis,
 avec une porte au-dessus de laquelle du Verdier avait fait
graver cette maxime grecque : ANAPOS DÃŽKAIOY KAPnOS
OYK. AIIOAHTAI (2), que le fruit de l'homme juste ne périsse
pas ; mais la pierre s'est effritée, et on ne lit plus mainte-
nant que : ANAP02 DIKAIOY               OS. En face de l'entrée,
une belle tour d'es:alier dans l'angle gauche, et deux gale-
ries ouvertes superposées, à un seul arceau surbaissé; une
 des murailles d'appui est médaillonnée de deux masques de
lion. A l'intérieur on nous montre des cheminées de style
 renaissance, sans intérêt d'ailleurs, un cabinet fermé par
 une porte de fer, ouataient certainement serrées les archi-
ves.du château, et... un mauvais exemplaire des Diverses


   (i) Par son testament.du 30 juin 1772, Antoinette Ollier, supérieure,
laissa la maison et domaine de Valprivas à deux religieuses de sa com-
munauté (Manuscrits Chaleyer, n° 1.468).
   (2) P. Gras, Rec. d'Inscriptions forézienes, p. 55.