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448 HISTOIRE DE SAINT-TEIVIER-EN-DOMBES.
journaient, causaient dans le pays. Les recteurs firent
quelques observations, relativement à la propriété et aux
droits qu'ils avaient sur lesdits fossés et les eaux qui y
coulent.
Un arrêt du Conseil d'État du Ie* août 1768 ordonna le
dessèchement des fossés de la ville de Saint-Trivier, aux
frais de ses habitants.
Voici l'inventaire de la conciergerie de la prison de
Saint-Trivier fait en 1769 : un gros pétard de fer, deux
fleurets antiques, un fer de pique, un vieux sponton, un
vieux canon de fusil, un vieux carquois, deux vieux bois
de fusils antiques et rompus, une grande canne percée, un
bois en mode de fusil, une grosse chaîne de fer en trois
pièces, deux paires de fers de prisonnier, deux caisses Ã
tambour avec leurs baguettes, deux bandouillères aux
armes de la baronnie pour le garde-bois.
Comme par- arrêt du Conseil d'Etat du Roi donné Ã
Marly le 29 juin 1770, sur la requête présentée par les
sieurs Recteurs et Administrateurs de l'hôpital général de
la Charité et Aumône générale de Lyon, revêtu de lettres
patentes sur ce suffisantes, adressées tant au parlement
de Paris où elles ont été registrées le 22 août suivant et en
la sénéchaussée de Lyon le 28 du même mois, qu'au par-
lement de Dombes où elles ont été également registrées
le 6 du même mois, Sa Majesté a approuvé la transaction
passée le 23 juillet 1703 entre les administrateurs delÃ
Charité de Lyon et les religieux de la dite ville, par laquelle
ceux-ci, moyennant diverses clauses et conditions, ont
renoncé à la substitution faite à leur profit, des terres, sei-
gneuries et baronnie de Saint-Trivier et Chavagneux, en
Dombes, par Jacques Moyron dans son testament du 12
octobre 1651, et ordonné que ladite transaction et l'acte de
ratification donné par le Chapitre général des Chartreux
tenu le 20 mai 1729 auront leur pleine et entière exécution,
Sa Majesté a autorisé les administrateurs du dit hôpital
de la Charité à vendre les dites terres , seigneuries et