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 420                 RÉDNION DE LYON A LA FRANCE.

     Le bailli exceptait de ses prohibitions tous les cas in-
  téressant le roi (1) pour lesquels il laissait plein pouvoir
  à ses agents.
    Comment ces derniers n'auraient-ils pas vu partout
 l'intérêt du roi engagé?
    Du reste, ce que lesjroisdéfendaient d'un côté, ils l'or-
  donnaient secrètement de l'autre ; et il est impossible de
 douter que toutes ces usurpatio-ns commises par les offi-
 ciers royaux ne fussent parfaitement inspirées par la
 royauté.
    Dès le dernier tiers du xin e siècle, le roi est maître, de
 fait, du Lyonnais. Il règle à sa fantaisie tout ce qui
 concerne ce pays, sans s'inquiéter pour ainsi dire de ses
 maîtres légitimes (2). De 1288 à 1289, nous le voyons
 défendre aux Lyonnais tout rapport avec les gens de
 l'Empire ; leur ordonner même de réprimer les courses
 poussées par ces étrangers dans son royaume (3).
    L'Église se trouvait alors dans les meilleures rela-
tions avec ses voisins d'outre Rhône et notamment avec
le comte de Savoie. Elle pensait avec leur aide reprendre
un peu d'autorité à Lyon ; et dans ce but favorisait leurs
incursions, leur fournissait des armes et des vivres.

    (1) La moitié des prohibitions faites par le bailli sont accompagnées de
la mention restrictive : « nisi ni facto quod specialiter tangat regem ; »
il est juste d'ajouter qu'elle ne se trouve pas à la suite des défenses les plus
importantes (défenses de recevoir aucune « garde, > de faire aucun acte de
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juridiction sur le territoire de l'Eglise. . ., etc.)
   (2) Plaît-il à la reine de France de faire recevoir un de ses favoris
chanoine de Lyon, le chapitre ne peut se refuser à satisfaire ce désir.
(V.'OfcWtt. Guigue, introd. p. sjiu.) Ce n'est là qu'un détail; mais il a
son importance pour ceux qui se rappellent combien était difficile l'cntiée
de ce corps.
    (3) Mènest, pr. p. 30-31 (Lettre du roi de France ai!x Lyonnais), —
Id : , pr. p. 33 (Lettre du bailli dp Mâcon au Chapitre et aux citoyens.