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   264                RÉUNION DE LYOX A IX FRANCE

      Malgré cette stipulation, quelques années plus tard,
   l'archevêque de Lyon conclut un traité avec son Chapi-
   tre par l'entremise de légats apostoliques, et dans ce
   traité concéda aux chanoines le tiers de la juridiction.
   (11 septembre 1290) (1).
      En agissant ainsi, l'Eglise bravait ouvertement les ci-
   toyens. Instruits, en effet, des menées du Chapitre, les
   Lyonnais avaient député leurs procureurs auprès de l'ar-
   chevêque (5 septembre 1290) (2)" et des légats du Saint-
  Siège (3), arbitres naturels dans ces différends, pour
  les supplier de ne pas rendre au Chapitre l'occasion de
  nuire.
      Lorsqu'ils virent comme on avait écouté leurs prières,
  les Lyonnais, soutenus par 3e roi de France (4), levèrent


  (Arch. dép. du VJwne. Arm. Abram, v o f l 3 . Bulle de Grégoire X); mai»
  assez inutilement.
     En 1276, de nouveaux troubles s'élevaient déjà. L'Eglise sommait les
  citoyens de rejeter l'alliance conclue avec le comte de Savoie (22 mai
 1216. Mênest,, pr. p. 19-20. Monitio facla, etc.), et le pape intervenait
 (Mènes*., pr. p. 17-18. Ordinalio Grrgorii, papae. 1276, juin.) pour leur
 défendre toute association, toule perception d'impôt, etc., le-> condamnant,
 en outre, à une forte amende. Dès le 31 juillet 1276, l'Eglise pressait les
 citoyens de s'exécuter et de payer. (Vénest., pr. p. 18, col. 2.)
    pour elle, elle ne se fosait pas scrupule de violer l'accord pontifical et
la juridiction était de nouveau confiée pour partie au Chapitre (avant
1284).
    En 1284, juillet, les Lyonnais se plaignent du fait dans une lettre à
leur nouvel archevêque. (Slène»l.,\n. p. 32-34.)
   (!) ilinesl., pr. p. 25-30. Coriiposilio fat ta. . . . etc.
    (2) Ménes(., pr. p . 21-22. Appellatio facla Parisiis...
   (3) Menett., pr. p. 23-24. Consimilcin supplicalioncm. . ., etc.
   (4) Pour plus do détails, V. ci-dessous. Dans le chapitre de Tinter'
vention française à Lyon, nous avons dû refaire l'histoire de ces luttes, en
examinant la part qu'y prirent les rois de France. Nous n'avons cherché ici
qu'à résumer les différends survenus eëtre l'Eglise et les citoyen».