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136                  C010NGES A0 MONT-D'OR

   L'endroit où ie chemin de Trève-Paquet à Saint-Rambert,
était rencontré par le petit chemin de Montessuy, s'appelait le
Trêve des Rivières. Ce mot de Rivière vient des eaux du hameau
ou colline de la Chaux, qui allaient se jeter dans la Saône, en
suivant le chemin jusqu'à la maison Rusand, où, après un fai-
ble contour, elles rencontraient une issue entre îe pré Rusand
autrefois (Lucian) et le mur de clôture du domaine du Frêne.
Cette issue, assez raide, sert encore de division aux communes
 de Colonges et de Saint-Rambert.

    ROCHE-BOZON. — Le territoire cadastral de Roche-Bozon
 a pour limite, au sud le ruisseau des Rivières, ou la ruette qui
 sépare le pré Rusand du domaine du Frêne, au nord la ruette
 Petitin, au couchant le chemin n ° l , d i t de la Pelonnière et
 jadis chemin de Mont-Garin, au levant les berges de la Saône.
     La tradition rapporte qu'au milieu du territoire de Roche-
 Bozon il existait une ancienne maison ayant servi de demeure
  à un meunier ou pêcheur. Cette maison a été utilisée, quant
  aux fondations, par Nicolas Bocuze, qui construisit, vers 1846,
  une petite maison servant de restaurant.
     Or, vers l'an 1289, l'abbaye de l'IIe-Barbe avait à son service
  un meunier, du nom de Bozon, qui dirigeait, pour le compte
  du monastère, des moulins à Pont de Cheruy et sur la Saône.
  11 n'est pas inadmissible que le territoire de Roche-Bozon, ne
  dérive, comme appellation, du meunier Bozon.
     Quoi qu'il en soit, ce territoire, aujourd'hui si divisé, apparte-
  nait, en 1785, à MM. Vionnet et Muguet (puis Rusand), aux
   missionnaires de Saint-Joseph, à Claude Vignat, à la dame Alloin
   et à M. Claude Rocher, secrétaire des comtes de Lyon.
     M. Rocher possédait, sur les bords de la Saône, une jolie mai-
   son de campagne, avec chapelle, pièce d'eau et allée de marron-
   niers. Souvent les comtes de Lyon venaient s'y reposer. Cette
   habitation, devenue la propriété de M. Petitin, a été vendue à
   Nicolas Bocuze, qui l'a convertie en restaurant. Si M. Rocher
   revenait, il serait bien surpris de voir la jeunesse lyonnaise dan-
' ser, rire et boire sous les mêmes marronniers qui ombra-