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                       ETIENNE MARTELLANGE.                           45

écussons de ces sociétés qui n'étaient, en définitive, qu'u-
sufruitières.


   On sait que le décret du 25 vendémiaire an 9 (46 octo-
bre 1800) ordonna qu'un lycée serait établi dans les bâti-
ments du grand collège où il se trouve encore malgré
une installation insuffisante à tous les points de vue.
   Est-ce que l'administration municipale ne songera pas
un jour à revendiquer un édifice dont ses prédécesseurs
ont constamment fait constater minutieusement la posses-
sion, afin d'y établir plus à leur aise les établissements
généraux d'instruction publique qui sont paralysés dans
leur essor faute de locaux suffisants (205) ?
   Puisque cet édifice a été construit pour l'enseignement
municipal et gratuit pourquoi y laisser un établissement
d'instruction générale et payante Nous comprenons dans
une certaine mesure qu'au début du siècle, lorsqu'il
s'agissait de reconstituer l'instruction publique, un décret
ait imposé le don du local aux villes qui voulaient avoir des
lycées; cela s'explique encore dans les villes de troisième
ordre.
   Cet état de choses n'a plus raison d'exister à Lyon et
le décret devrait être rapporté pour toutes les villes où un
lycée n'est pas une source d'activité et de revenus pour le
commerce local.
   Cette propriété du collège a toujours été l'objet des pré-
occupations du corps consulaire.
   La présentation du cierge (dont nous avons parlé à trois
reprises) et qui se faisait encore par les Oratoriens la veille
de la Révolution, le 5 juin 1790, en est la preuve pour les

   (205) Voir ce que nous avoïis proposé à cet égard sur l'enseignement
des beaux arts aupoint devue de l'industrie lyonnaise, pages 111 et 112.