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ETIENNE MARTELLANGE. 21
placés, selon l'usage.ancien, non contre le mur latéral de
l'église, mais contre les murs séparatifs du côté de l'orient.
Cette disposition dut être changée lors de l'embellisse-
ment de l'église, au xvnf3 siècle, et il est fort possible que,
dans ce remaniement, quelques rétables aient été trans •
portés d'une chapelle à une autre, circonstance qui rend
très-difficile la coordination des vocables et descriptions
du xvne siècle, avec ceux du siècle suivant et avec l'état
actuel.
Toutefois, sans nous arrêter à cette difficulté, nous
allons fournir, Ã l'aide du Lugdwium Sacro-prophanum du
P. Bullioud et de nos propres observations, la nomencla-
ture des chapelles, et même, pour ne plus y revenir, leur
' description sommaire , en commençant par l'entrée de
l'église côté de l'évangile.
1 ° Chapelle, actuellement sous le vocable dé sainte
Blandine. Le rétable est composé de quatre colonnes d'or-
dre corinthien, en pierre rouge, supportant un fronton
circulaire coupé à l'aplomb des deux , colonnes formant
avant-corps et cantonnant une niche cintrée.
2° Chapelle de saint Sabin et des saints Martyrs. Les
reliques de ces saints avaient été apportées de Rome par
Mgr d'Halincourt, en 1608, et déposées dans un reliquaire
d'argent. La chapelle fut élevée, par Jérôme de Cotton,
pour y élire sa sépulture. Il ne faut pas confondre cette
famille avec celle des Coton,, dont nous avons parlé plus
haut, à laquelle a appartenu le célèbre P. Coton ; elle
portait pour ses armes : d'azur, au chevron d'or, accompa-
gné de deux roses et d'un croissant d'argent (181J. La con-
(181) Armoriai général du Lyannais, etc., par Steycrt, Cet auteur dit
que Jérôme de Cotton, cehevin en 1635, fonda, on 1610, cette chapelle,
qui était la cinquième, du côté de l'Evangile, et obtint, eo 1622, pour
lui et sa femme Anne d'Osscris, l'autorisation de s'y faire enterrer. Celte