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398                     NÉCROLOGIE

pour les petits garçons, fondée par lui à Oullins, à l'Œuvre
des Hospitaliers veilleurs et enfin à celle, plus récente, du
Comité des Ecoles catholiques de Lyon.
  Et même, en dehors des oeuvres de bienfaisance propre-
ment dites, à combien d'autres œuvres utiles n'avait-il pas
apporté son concours ? Ainsi en est-il notamment de la Com-
mission de Fourvière, dont il était président depuis 1887.
Et telle est aussi la direction de la Faculté catholique de
droit, dont il était le doyen, depuis sa création en 1875.
   Comment M. de la Perrière pouvait-il suffire à tant de
soins divers, en même temps qu'à ses travaux profession-
nels? On se le demande vainement; mais on comprend
ainsi toute l'étendue de son dévouement, et quand on
observe combien était grande la mission qu'il a remplie,
pendant soixante ans, sans relâche et sans défaillance, on
comprend aussi quel vide il a dû laisser en mourant.
   C'est ainsi que sa mort a eu le caractère d'un véritable
deuil public. Le jour de ses funérailles, qui ont eu lieu le
9 novembre, l'église de la Mulatière ne put contenir le
cortège qui l'accompagna à sa dernière demeure. L'ordre
des avocats en robe, les facultés catholiques, les membres
de toutes les œuvres, qu'il dirigeait avec tant de zèle, les
pauvres dont il avait soulagé les souffrances, ne formaient
en effet, qu'une partie de cette nombreuse assistance, tant
le regretté défunt avait conquis de vénération et de sympa-
thie dans toutes les classes de la population de notre ville.
   Mgr Coullié, archevêque de Lyon, assisté de ses vicaires
généraux, avait tenu à présider lui-même cette cérémonie
funèbre, où l'on ne comptait aucun indifférent et qui
empruntait un caractère particulier de grandeur à l'unani-
mité des sentiments, qui animaient cette foule recueillie et
émue.