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278 NOTICE SUR LE CHATEAU PE KOCHEFORT.
droits, les blés furent emportés, les cheneviers et blés
noirs entièrement perdus ; dans le quartier delà Chapelle,
la Moissonnière et les environs, on fut maltraité par la
grêle qui tomba dans la nuit du 20 au 21 juin.
Le Ransonnet vient tant du village des Sauvages que
des prairies Vermare et du vallon de la Condamine ; ces
trois gorges se sont rassemblées, au moment de l'inonda-
tion ; au bas du hameau de Goujard, le Ransonnet a formé
en cet endroit un torrent furieux, a emporté plus de
soixante arbres, peupliers, frênes ou autres ; le mal s'est
étendu jusqu'au-dessous de Berland, au hameau des
Places. Les prés du canton de Groief, de l'Hôtel-Dieu et le
pré Guillard, jusqu'à la rue Paradis, sous le hameau des
Places, furent aussi endommagés.
Jacques de Pomey possédait, vers 1765, une rente noble,
appelée les Arrières, s'étendant sur les lieux suivants : les
Arrières, la Goutardière et les Fours.
Le 24 mai 1766, une grêle affreuse enleva à Jacques de
Pomey les pailles, les grains et presque tous les foins
dans cinq de ses domaines, dans le quartier d'en haut
d'Amplepuis et les deux tiers des récoltes et foins dans
trois domaines des Sauvages.
Mre Jean-Joseph-Luc de Pomey, chevalier, capitaine
au régiment d'Eu, fils de M ro Jacques de Pomey, chevalier,
seigneur de Rochefort, épousa, par contrat du 11 avril
1768, Claudine-Sulpice de Ferrus, fille de Mre Barthélémy
de Ferrus, chevalier, seigneur de Cucurieux et autres lieux
et de dame Eiizabeth Giraud de Montbellet. Le seigneur
de Rochefort institua alors son fils son héritier universel
et lui remit la terre et seigneurie de Rochefort, ne se
réservant que le droit de lui succéder s'il mourait sans
enfants. Il se réserva la jouissance, pendant sa vie, du
corps de logis de Rochefort, attenant aux archives jusqu'Ã
l'escalier du milieu et de tous les effets qui y étaient et
celle du jardin et du clos. Le futur époux fut tenu de faire