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194              ÉTUDE SUR LE PATOIS LYONNAIS

  Notre grand Corneille, qui doit tant aux Espagnols, a
payé, lui aussi, son trikmt à ce clinquant du jour, lorsqu'il
ne craint pas, comme intermède sa grave prosodie, d'ex-
primer en fades madrigaux les accents plaintifs de l'amou-
reux de Chimène, partagé entre son amour et les rudes
conseils du devoir :

            Percé jusques au fond du cœur
      D'une atteinte imprévue aussi bien que mortelle,
      Misérable vengeur d'une juste querelle
      Et malheureux objet d'une injuste rigueur,
      Je demeure immobile, et mon âme abattue
            Cède au coup qui me tue.
      Si près de voir mon feu récompensé,
            0 Dieu, l'étrange peine !
      En cet affront mon père est l'offensé,
      Et l'offenseur le père de Chimène.
      Père, maîtresse, honneur, amour,
      Noble et dure contrainte, aimable tyrannie,
      Tous mes plaisirs sont morts, ou ma gloire ternie.
      L'un me rend malheureux, l'autre indigne du jour.
      Cher et cruel espoir d'une âme généreuse,
           Mais ensemble amoureuse,
      Digne ennemi de mon plus grand bonheur,
           Fer qui cause ma peine,
      M'es-tu donné pour venger mon honneur ?
      M'es-tu donné pour perdre ma Chimène ?


          Bini mai bclont de la sup"aï^a,
          Qui! tlou pbïsi qu'o re.-sienlit.

          TMiilon inrngcnnt do ne. vniro
          Pi l.iiici ju-<|u'm smi furiii,
          S'inquoi'il i-om'ii pori'ii faire
          Par Vdïi' pochi mieux l'iu puni.

          la punition do sa fredenna,
          A gli baillit d'abord sa fetma;
          Et, par prix d'avi chantô,
          De la pèdre facilita.