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54 NOTICE SUR JEAN DE VAUZELLES. ques de Vintimille, une élégie latine adressée à Messire de la Torrette (George de Vauzelles), frère de Jean. Vintimille , après avoir déploré dans cette pièce my- thologique la mort du dernier prieur de Montrottier, suppose qu'Apollon ordonne aux neuf muses de célébrer, chacune sur le ton qui lui est propre , les louanges du défunt. Plusieurs divinités marines, Phorcus, Nérée ou la Mer, la néréide Panope, s'acquittent à leur tour de ce pieux devoir. Panope dit que l'Eglise a fait une perte irréparable. Mais Apollon prend aussitôt la parole : « Allons, « muses et néréides, plus de tristesse ! Voici venir un « mortel égal, supérieur même à celui que nous pleu- « rons. Aux dons extérieurs il unit la sagesse (7) et la « sainteté. Quant à ses frères, ils ressemblent si peu au « reste des hommes, qu'un jour la terre les rendra au « ciel avec orgueil (8). » Le nouveau prieur, Jean de Vauzelles, dont il est parlé avec une emphase toute juvénile dans ce passage, jouis- sait déjà d'une certaine renommée comme littérateur. Il avait publié l'année précédente son Ristoire évangélique des quatre Evangêlistes, avec cette devise Crainte de Dieu vault zèle, qui contient une allusion à son nom, et peut- être aussi à ces paroles de l'Ecclésiaste : Initium sa- pientiœ t,imor Domini. Mais à la tête des ouvrages venus assez considérables. Les nommées de 1551 constatent qu'il possédait notamment des immeubles au quartier de Fourvière , une maison sur le pont de la Saône, à la descente des Changes, estimée deux cents livres, et des pensions ou redevances sur des maisons de la cité. (Archiv. comm., série CC, 42 et 57). (7) « Insignis forma justitiaque vir est- » (8) Voir les poésies manuscrites qui font suite au poème De Bello Rhodio. (Grande Bibliothèque de Paris, fonds latin, 6,069).