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                     DK LYON A LA CROIX-ROUSSE.                          167

longtemps, que peu à peu la lassitude s'empara des tra-
 vailleurs, et l'œuvre commencée resta inachevée. Au 15
juin 1849, les troupes, garanties par les restes des rem-
parts et appuyées sur la caserne des Bernardines,contin-
rent l'insurrection de la Croix-Rousse, qui ne put péné-
trerdans la ville,et le soir fut complètement vaincue. A la
suite de ces tristes événements/la réaction contre le désor-
dre, reprenant naturellement le dessus, les remparts furent
rétablis plus solidement qu'auparavant, et aujourd'hui ils
constituent une puissante ligne de défense. Espérons
qu'ils ne seront d'aucune utilité, et que le fléau de la
guerre civile n'apparaîtra plus parmi nous. (Annuaires
du dép. du Rhône, 4849-50.)
   Le grand faubourg de la Croix-Rousse ( c'est ainsi
que le qualifie l'Almanach de 1755 ) avait nécessaire-
ment une certaine importance relative, puisqu'il desserr
vait les routes de Bourg et de Genève (1). Cependant, au
commencement du XVIIe siècle , il n'avait pas encore
d'église. Ce fut le cardinal de Marquemont, archevêque
de Lyon, (1613-26,) qui, voulant donner des secours
spirituels aux habitants, y appela les Augustins réfor-
més, connus à Paris sous le nom de Petit-Pères. (Alm.
de 1755 et autres).
                                         Paul Saint-OuvE.

   (1) Ce fut à la suite d'un arrêt du Conseil d'Etat, du 24 avril 1T69, que
l'on entreprit de construire le long du Rhône une route pour aller à Ge-
nève. Le perré, qui la garantit contre les ravages du fleuve, fut cpmmencé
sous la préfecture de M. d'Herbouville et achevé en 1824. (Cochard, Guide
du voy. 1827.)