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56 VIEUX CHATEAUX DU LYOKXAIS.
et les citoyens de la ville de Lyon. Mais ie pape ayant refusé
de s'occuper de cette affaire, un traité du 10 avril 1312, que
le Roi parvint à faire accepter à l'archevêque Pierre de Savoie
vint abroger l'édil de 1307 et consommer la réunion défini-
tive du Lyonnais au royaume de France (1).
D'après les coutumes féodales l'hommage n'était dû que
lors du changement du suzerain ou du vassal. Mais les comtes
de Forez ne paraissent pas avoir toujours respecté celte rè-
gle. Jaloux à l'excès de leurs prérogatives de seigneurs suze-
rains, nous les voyons à chaque instant exiger de nouvelles
reconnaissances de leurs vassaux..C'cslainsiqu'en 1314, Jean,
comte de Forez, flt procéder par les soins de messire Geoffroy
de St-Alban, chevalier, chdtelain de Sl-Galmier, assisté des
«yis de messire André Bicieu, prêtre, aux reconnaissances de
tous ses Gefs. En conséquence les vassaux du comte furent
sommés de comparaître devant tel notaire à ce requis par les
commissaires, dans les diverses chalcllenies d'où ressortis-
saient leurs possessions féodales. C'est pour ce motif que nous
voyons, cette môme année, Hugues de Lavieu rendre, pour la
troisième fois, hommage au comte pour son château de Vau-
dragon (2).
Suivant les manuscrits de Guichenon que possède la Biblio-
thèque de Montpellier, Hugues de Lavieu aurait eu trois
frères :
1° Josserandde Lavieu, dit Perceval, seigneur de Feuge-
rolles. Josserand vivait encore en 1351.
2° Bertrand de Lavieu, seigneur de Chalain-le-Comlal,
lequel épousa en 1305 Agnès de Cornon, d'une famille d'Au-
vergne.
(1) Menostricr. Hist. consul, p. 420 et s. Poullin de Lumina. Htst. de
l'Eglise de Lyon. p. 313.
(2) La Mure I. p. 345 — Aiig. Bcm. Hisl. du Forez. I, p. 287.