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            DE LA ROYAUTÉ ET DES COMMUNES                  243

Germanie par l'Assemblée générale des chefs de tribu et
l'indépendance personnelle des guerriers qui formaient la
bande ; en Gaule, par les restes du régime municipal dans
les villes.
    Le système des institutions aristocratiques, reposant en
Germanie sur la souveraineté domestique des chefs proprié-
taires et sur le patronage des chefs de bande vis-à-vis de
ses compagnons ; en Gaule, sur la répartition très inégale
de la propriété appartenant à un petit nombre de proprié-
taires.
   Le système des institutions monarchiques, consistant en
Germanie dans le commandement du chef de bande et dans
l'autorité religieuse inhérente à certaines familles; en Gaule,
dans les traditions de l'empire romain et les doctrines de
l'Eglise.
   Tels étaient les principes appelés à former la société
nouvelle.
   Après Charles le Chauve disparaissent les Assemblées
nationales.
   Les Cours féodales vont leur succéder.
   Le régime municipal romain est en décadence, mais il
continue néanmoins.
   La royauté, militairement parlant, est élective, religieu-
sement, elle est héréditaire. Lorsqu'elle passe en Gaule,
elle devient alors la personnification de l'Etat. Elle repré-
sente Dieu et subit l'influence des traditions romaines et du
Clergé.
   Les rois francs adoptèrent les quatre sources de pouvoir
que nous venons de passer en revue, mais la royauté
mérovingienne tomba à cause de l'incertitude de sa base non
comprise d'une population grossière.
   Les Carolingiens montent sur le trône comme chefs