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364 LES LYONNAIS AU COLLEGE DE JU1LLY auprès des siens, il épousait une demoiselle Marie Ray- mond. Il était, à cette date, qualifié seigneur de la comté de Châtillon-en-Dombes. M. Perrichon avait également envoyé à Juilly, le 2 août, 1732, son deuxième fils, Jacques-André. Malheureusement, « l'enfant déclarait qu'il ne voulait pas étudier, pas plus « chez les Oratoriens que chez les Jésuites », et, pour ne « laisser aucun doute, » se sauvait le 2 septembre, au ma- « tin. «Une nouvelle tentative eût été inutile. M. Perrichon laissa son fils partir comme volontaire au régiment d'Au- vergne-infanterie. Lieutenant du 28 décembre 1733, capi- taine le 30 novembre 1739, major le 7 mai 1753, com- mandant de bataillon le 8 juillet 1757, lieutenant-colonel le 7 mars 1761, Jacques-André se retirait en 1762, cheva- lier de Saint-Louis et pourvu d'unepension de 1,000 livres. Il épousait le 20 janvier 1766 Marguerite Estival (1), et mourait à Belleville, en Beaujolais, le 7 février 1791. « C'est « un officier de grand courage, écrivait en 1760 le maré- « chai inspecteur, mais il n'a pas d'instruction. » — « Jacques n'avait pas voulu étudier. » Il devait suivre également la carrière militaire, mais sans mériter le même reproche d'ignorance, cet « Estienne-Fran- « çoisde Prohengues-Plantigny (2), entré céans, le 12 juin « 1734, admis en troisième. » Deux mois après, le 29 août, (1) Fille de Joseph Estival, marchand-bourgeois de Lyon,et de Marie- Anne de Fontenelle-d'Amassin. (2) Etienne-François, fils de Gabriel, chevalier, capitaine au régi- ment d'Orléans-cavalerie, seigneur de Plantigny, en Beaujolais, et de Madeleine Saulnier, mariés à Saint-Paul, le 17 février 1718, avait été baptisé dans la même paroisse le 4 janvier 1721, étant né de hier. Il eut deux sœurs : Catherine, baptisée le 9 février 1719, Françoise Jacqueline née et ondoyée le 23 avril 1726, baptisée le 13 juillet 1727.