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29O          LKS LYONNAIS AU COLLEGE Dl- JUILLY

 « boete, il glisse, et reçoit toute la charge sur le bras, lequel
 « est écrasé ». Le lendemain, Chardon, chirurgien, de
Meaux opéra l'amputation, « et M. de Pusignan lui versa
 « de ses deniers les 48 livres habituelles. » Duchesne rem-
plit désormais au collège les fonctions de sonneur.
   Cette arrivée était de mauvais présage. Il n'en fut rien
cependant. Entré le 28 mars 1722, Louis de Pusignan quittait
Juilly le 28 mai 1729, n'ayant eu de la septième à la rhéto-
rique que deux régents, les Pères Leroux et de Heere. Pour
lui aussi, il fallait expédier chaque année un certificat de vie
(35 sols). Elève ordinaire, il passait ses sept années sans
punition comme sans récompense (1). Nous ne savons ce
qu'il est devenu.
   Même incertitude en ce qui concerne un X. de la P.esson-
mère. Nos catalogues le disent né à Lyon et neveu de M. Cha-
puis de la Fay, lequel habite Paris, rue Saint-Dominique,
chez M. le comte de Bellisle. L'enfant tout jeune (7 ans à
peine) ne devait, du reste, que traverser le collège. Entré
le 22 mai 1726, il sortait le 30 août suivant, « ayant souf-
« fert jusqu'à la fin de violents accès de fièvre, et réclamé
« sans cesse des extraordinaires de cuisine, impossibles
« même à l'infirmerie. »
                                              E.   BONNARDKÃ.
    (A suivre.)


   (1) M. J, C. Camus, marquis de Pusignan, comte d'Orgigny, bailli
de Villefranche, habitait Paris près la Charité, au faubourg Saint-Ger-
main. Mais toutes les réclamations et les notes devaient être envoyées
à Mlle Rodolphe Lefevre, chez Mme Rousseau, rue du Gros-Chenet.
A cette famille appartient Michel Camus de Saint-Bonnet, reçu à l'Ora-
toire le 5 décembre 1618, mort à Paris le 9 juin 1652. Il était né d
Estampes en l'archevêché de Sens, et était frère du célèbre évèque de
Belle v.