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LA VERRERIE DE ROANNE 267 Comme M. Rouillé me paraît avoir quelques doutes sur notre affaire, ce qui est peut-être une suite de la jalousie de quelque ennemy de notre établissement qui n'ose se mon- trer, je vous supplie, Monsieur, d'ajouter à la lettre que vous lui écrirez le certificat que je joints à celle-cy. Comme j'appréhende que toutes mes instances auprès de vous ne soient point encore suffisantes, permettez-moi de réveiller un instant les cendres d'une muse qui n'est déjà plus, pour m'appuier de l'autorité d'un dieu qui ne vous est point inconnu. Toy dont le nom vaut un éloge entier, Fallu, de la troupe verrière Contre la race charbonnière Soutiens l'honneur offensé sans quartier. Au rang des arrêts équitables Thémis inscrira tes faveurs. Tes monumens les plus durables Se liront au fond de nos cœurs. Les belles sont toujours impérieuses et fières, elles n'aiment point à demander, fournissez donc, Monsieur, à ma muse le sujet d'un remerciment, vous la trouverez un peu plus riante et c'est le ton qu'elle attrape le mieux. Je suis avec tout le respect possible, Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur, LESENESCHAL DE RIVIÈRES. A Roanne, 20 février 1745. — {Archives du Rhône, C. i4.)