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             LES LYONNAIS AU COLLÈGE DE JUILLY                         171

élèves, dont les culottes aient été munies de poches en toile
de Saint-Lô ( i ) . Nous ne savons ce qu'il est devenu (2) ainsi
que son jeune frère François, / / / d u nom, sorti le 28 décem-
bre 1736, n'ayant pu s'accoutumer. Il fallait, à chaque ins-
tant, le conduire à Meaux (3), chez le Jarle, le dentiste
célèbre, qui vous arrachait les dents pour 45 sols, les cou-
pait pour 3 livres, et les durcissait pour 5 livres 15 sols avec
un ciment inventé par M. de Sessac, apothicaire installé au
quai des Orfèvres en l'Ile Saint-Louis.
   M. Terray de Malherbe avait versé au collège pour la
pension de ses sept fils, pendant 24 ans et 7 mois, la somme
de 12,052 livres 14 sols, sans compter les faux frais.

                                   « Juiily, ce 10e de janvier 1716.

  « Monsieur. Le T. R. P. de la Bastide, supérieur, M. de
« Troisvallais, président, d'Aussel (4), chancelier, et leurs

   (1) C'est en janvier 1736 que le Frère linger posa les premières poches
aux culottes. Bien naturellement les poches eurent le plus grand succès,
et pendant deux mois, on dut engager un tailleur supplémentaire pour
pouvoir satisfaire ces Messieurs. La pose des poches en toile de Saint-Lô
coûtait 25 sols, en peau de mouton 35 sols. Plus tard, on employa
exclusivement de la serge d'Aumale « comme plus souple et moins déchi-
rante ».
  (2) « Nous apprenons parle testament d'Antoine Terray, le 15 juin 1727,
« qu'à cette époque les cinq fils, qu'il avait eus de Marie-Anne Dumas,
« étaient tous vivants et n'avaient pas atteint leur majorité. L'acte ne
« fait aucune mention des enfants du premier lit. On voit aussi par le
« testament de Marie-Anne Dumas, du 25 mai 1737, qu'il ne restait
« plus alors que quatre des fils de son dit mari et d'elle. Mais rien jus-
tequ'ici n'a pu me faire connaître la destinée de Pierre-Marie et de
« François III. » (Lettre de M. de Viry du }0 août iç/oo).
  (3) On descendait à Meaux vis-à-vis la cathédrale, chez le maître des
postes, Peignerre, dont le fils était élevé à Juiily.
  (4) Jacques (?) d'Aussel, fils par alliance sans doute d'André d'Aussel,
échevin de Lyon en 1707. De son premier mariage, André d'Aussel