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430 LES LYONNAIS AU COLLÈGE DE JUILLY à partir du 13, cinq remèdes et autant de « purgations émou- « vantes. » Guillaume, rentré en division le 26 février, avait perdu trois mois d'étude. Aussi le fit-on « répéter » jusqu'en octobre par un M. Marchand, que l'on paya 36 livres. Le 30 décembre 1763, un accident au genou (1) occasionna une nouvelle perte d'un mois. Néanmoins, les succès, commencés l'année suivante, se continuèrent pendant la rhétorique. De Savaron quittait Juilly, le 29 août 1766, « ayant trop « hâte d'en finir. Quel dommage ! » Sous-lieutenant au régiment Dauphin-cavalerie, le 1^ octobre 1767, détaché à l'Ecole d'équitation de Saumur pendant les années 1769 et 1770, lieutenant en second à la formation de la compagnie de chevau-légers en 1776, ayant rang de capitaine par bre- vet du 3 juin 1779, capitaine de remplacement le I er mai 1785, capitaine-commandant le 3 mai 1788, après le ver- sement d'une somme de 10,000 livres, Guillaume de Sava- ron, baron de Chamousset, « promettait un bon officier », au dire du général inspecteur, le comte d'Autichamp, lors- qu'il mourut à Paris, le I er décembre 1788, « en voulant « se faire enlever un goitre qui le gênait. Il avait consulté « plusieurs médecins de Montpellier et d'ailleurs. Tous « l'avaient dissuadé, affirmant que cette opération serait « mortelle. Le capitaine persista dans son dessein. Il trouva « une coupable complaisance dans le chirurgien-major de « son régiment, qui tenta l'ablation de la tumeur moyen- « nant une somme de 50 louis. Les larmes et les supplica- (1) Entré à l'infirmerie le 20 décembre 1763. il en sortait le 29 jan- vier 1764. Il s'y rencontrait avec le futur général de Narbonne. Les parents payaient pour les trois séjours 349 livres 10 sols.