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LES LYONNAIS AU COLLEGE DE JUILLY 363 On représentait la Joie des bergers de Tbessalie à l'arrivée de Thalie à la cour d'Apollon. « Pour remplir le rôle de cette Muse, pouvait-on mieux choisir ? » Le 28 juillet 1738, Dominique quittait le collège « après « sa rhétorique brillamment régentée par le P. Louis « Guidy », et gagnait à cheval le village de Gressy, où l'attendait son père. Rentré à Lyon, l'abbé Perrichon deve- nait chanoine-chamarier de Saint-Paul et un bibliophile célèbre. Le catalogue de ses collections fut imprimé en 1791, et ses collections vendues en 1792 au libraire Bret, lequel fut guillotiné après le siège. Dominique n'était pas le seul de sa famille à l'Académie royale. Camille-Louis, son frère aîné, était venu, le 18 sep- tembre 1734, achever ses études. « Au mois de février, il « essayait la défense d'une première thèse, dite sabatine », et le 22 août suivant soutenait lathèse générale (1), gravée par Cars fils, avec superbe dédicace à Pierre-François Coq, duc de Villerai (2), que sa Réponse aux lettres philosophiques de M. Voltaire, parue cette même année, avait mis quelque peu en évidence. Camille-Louis partait le r8 septembre pour la Normandie (3) avec le duc, son patron. Rentré (1) Voir le Catalogue des sujets de thèses formant le fonds général de M, Cars. Paris, 1771, in-8°. L'impression de la pastorale dédiée au duc de Chartres revint à 42 livres, celle de la thèse sabatine à 14 livres, celle de la thèse géné- rale à 314 livres 10 sol. Le 8 août 1735, donné 2 livres 10 sols à Camille-Louis pour un voyage qu'il fit à Paris afin d'inviter M. de Villerai à sa thèse. — A cette époque une partie de ces thèses était achetée chez un autre gra- veur appelé Huquet. (2) Coq de Villerai, né à Rouen, mort à Caen en 1778. (3) Pour le louage de 2 chevaux à Paris, 10 livres 10 sols, donné 9 livres pour la route et 98 livres 16 sols pour le voyage du retour en diligence.