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1)2            CHRONIQUE DH JUILLET      I9OO

Minimes, cette splendide institution fondée il y a trois
quarts de siècle par M. l'abbé Dettard. Combien d'illus-
trations lyonnaises sont sorties de cette vieille maison
d'éducation, depuis le jour où le père Dettard acheta
l'ancien couvent des Minimes de la Croix de Colle, sup-
primé par la Constituante, et y adjoignit la caserne des
Minimes pour fonder l'institution siflorissante aujourd'hui,
sur les ruines du vieux couvent inauguré en 1436 par saint
François de Paule, que le roi Louis XI avait « envoyé
quérir à Naples en un chariot et litière par son ami et féal
conseiller et maistre d'ostel Rigault Doreille ». Le « saint
homme », comme on appelait alors le fondateur des
Minimes, logea, dit la chronique, chez'Guiot Vachard,
hôtelier du Griffon, au quartier de Bourgneuf.
   Le 3 juillet dernier, Lyon recevait un hôte de toute
autre qualité, le colonel de Mouravief, attaché militaire à
l'ambassade de Russie, chargé par l'empereur Nicolas II
d'étudier le fonctionnement de nos Sociétés régimentaires.
Elles sont nombreuses à Lyon.
   Si nous saluons l'arrivée de l'envoyé militaire russe,
comment ne pas déplorer la perte de ce brillant officier de
l'Ecole supérieure de la guerre, le capitaine de France, fils
du général de ce nom, qui a disparu le 15 juillet dans le
massif du Lautaret, entre Saint-Michel et Valloire, sans
qu'on ait pu trouver ses restes dans la montagne !
   Revenons à nos menus faits quotidiens : le 20 juillet,
nos jeunes .figaros en herbe, nos apprentis raseurs, se
mettent en grève sans que Lyon en ait paru trop ému. Il
s'était bien plus préoccupé des incidents suscités au Conseil
municipal par cette décision ridicule prise par l'Administra-
tion qui privait le deuxième arrondissement de tout
subside pour les fêtes du 14 juillet. Nous n'avons pas Ã