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LES LYONNAIS AU COLLEGE DE JUILLY 273 les premières années du xvin c , les Julliaciens n'eurent pas de vacances réglementaires. Touché de cet abandon, le ma- réchal de Turenne, « dont toutes les sympathies allaient « à l'Oratoire », avait promis au P. de Saint-Denis « d'in- « viter quelques jours en ses terres les deux meilleurs élèves « de chaque classe. » Il mourut avant d'avoir pu tenir sa promesse. Le grand Condé, « qui entendait succéder à ce « grand homme en ses services et en ses promesses, envoyait « chaque année un de ses officiers assister à nos prix ( i ) et « lui ramener ses petits princes. » Les enfants passaient à Chantilly, sous la conduite d'un oratorien, une quinzaine de jours, « se réjouissant de toutes manières (2). » ' Sorti de Juilly aves son frère, le 9 août 1721, Pierre Ter- rasse prenait, dès le iS octobre suivant, des inscriptions en droit à la Faculté de Paris. Chevalier, seigneur d'Yvours, La Blancherie et autres lieux, conseiller du roi, trésorier de France au bureau des finances de la généralité de Lyon, il épousait le 23 janvier 1742, à Saint-Nizier, Marguerite Birouste, dont les quatre frères, nous le verrons, furent élevés au collège. Deux de ses fils périrent victimes de la Révolution (3). Pierre Terrasse vivait encore en 1779. Lors du mariage de son frère, François était qualifié écuyer et seigneur de Lavieu. En descendant de chez le P. Supérieur, Jacques de Vau- canson avait, à contre-cœur, porté sa cassette dans la cham- (1) On donna, en juillet 1721, à Cars, graveur, 190 livres 10 sols pour les programmes des exercices et les thèses ; — à Barbou, 200 livres pour les prix des classes. (2) La maison de Condé a continué cette bienveillance jusqu'à la Révolution. Duphot fut un des derniers « petits princes ». (3) M. DE VARAX : La famille de Rivérieulx. —• LA CHAPELLE : Liste des condamnés à mort par la Commission militaire de Lyon, p. 58. N° 4. — Octobre 1900. 18