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             LES LYONNAIS AU COLLÈGE DE JUILLY                       I05

François ( i ) , conseiller au Parlement. Les vacances
n'étaient pas longues alors, car il rentrait dès le 9 septem-
bre suivant.
    Il venait d'être assez gravement atteint de fièvre maligne,
lorsque, le 14 novembre 1711, sa mère «arrivait en
carrosse à six chevaux », et accompagnée de ses deux der-
niers enfants, Barthélémy-Marie de Montferrand (2) et Jean-
François du Casset (3). Aussitôt Mme de Saint-Romain,
« effrayée, cette fois, par le régime un peu dur du col-
lège (4)», demande pourses trois fils un appartement particu-
lier, et laisse même à Juilly pour leur service son petit valet
de pied, nommé Lionois.
    Malgré tous ces adoucissements, les soins les plus atten-
tifs, les cordes de bois brûlées en grande quantité, les
roquilles de vin supplémentaires, nos trois élèves ne cessent
d'être malades. Jean-Baptiste a encore deux accès de fièvre
et en mars 1715 une fluxion à la gorge, Barthélémy une ébul-
lition de sang; les deux plus jeunes se donnent mutuelle-
ment « la rougeolle et la petite vérolle ». Les accidents
s'en mêlent: de leur cousin, Claude du Lieu, ils reçoivent,
M. de Montferrand une pierre à la tête, M. du Casset un
coup de pied sur l'Å“il droit (5).


  (1) François de Murard, conseiller au Parlement de Paris en 1693,
marié, en 1704, à Hélène du Quesnay.
  (2) Barthélémy-Marie avait 11 ans, étant né le 8 mai 1700, et entrait
en septième.
  (3) Jean-François, né en 1702, ne savait pas encore lire.
  (4) Les classes, les dortoirs, la chapelle n'étaient pas chauffés. En
étude seulement, ou, comme on disait alors, dans les chambres com-
munes, « un poêle d'Allemagne répandait une sobre chaleur. »
  (5) Les deux plaies furent pansées avec de l'eau merveilleuse et de la
pommade pour les coups du Frère Eugène,