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FRANCISQUE B0U1LLIHR 121 L'année suivante il était fait chevalier de la Légion d'honneur et nommé correspondant de l'Institut. C'est en 1845 qu'il a été élu membre de l'Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Lyon à laquelle il appar- tenait déjà comme académicien libre dès l'année 1843. Il a pris depuis cette époque la part la plus active à ses travaux. En 1857, il est devenu son président pour la classe des let- tres, et il a donné le plus grand relief à ces fonctions par ses rapports et ses remarquables discours. La haute estime et les sympathies générales dont il était entouré dans notre ville le firent aussi élire membre du Conseil municipal de Lyon où il a siégé de 1846 à 1848. En 1849, il a été nommé doyen de la Faculté des lettres de Lyon, et il a exercé ces fonctions avec une grande auto- rité jusqu'en 1864. C'est en cette qualité qu'il s'honora par une protestation énergique et indépendante à l'occasion de la révocation de son collègue, Victor de Laprade. Il n'en fut pas moins appelé, en 1864, par l'estime et la confiance personnelle de son nouveau ministre, M. Duruy, aux fonc- tions de recteur de l'Académie de Clermont, et quelques mois après à celles d'inspecteur général de l'enseignement secondaire. Nul n'était plus capable que lui d'occuper ce poste important et il y rendit les plus utiles services. Il y prit une part active aux grandes réformes de l'enseignement classique et il exerça une haute influence morale sur la direction de l'Université. Aussi, trois ans après, en 1867, le même ministre l'élevait au grade d'officier de la Légion d'honneur et l'appelait à la direction de l'Ecole normale, en remplacement de M. Nisard. Il n'a pas moins marqué son passage dans ces nouvelles fonctions par son talent d'orga- nisation, par la rectitude de son esprit, sa vaste érudition et son expérience de l'enseignemçnt,