Pour une meilleure navigation sur le site, activez javascript.
page suivante »
470           CHRONIQUE DE NOVEMBRE I9OO

taire de la rue Bât-d'Argent, dans les anciens salons de
Casati. Le 25, M. le Maire de Lyon fait connaître, par son
organe officiel, le Bulletin du Conseil municipal, son projet
de suppression des octrois et de remplacement des taxes ;
c'est le dixième projet qui est déposé sur le bureau du Con-
seil. A quand sa mise en pratique?
   Enfin, deux drames à noter : ie 10, un jeune homme de
20 ans, Auguste Zill, habitant à la Mouche, tente de tuer
avec un revolver une jeune fille de 18 ans, Thérèse Giavia,
et se suicide. Les parents de la jeune fille s'opposaient,
paraît-il, à leur mariage. Le 25, assassinat au Pont-Chabrol,
près de Craponne, d'une septuagénaire, la veuve Blin ;
assassin demeuré encore introuvable, affaire à « classer »,
comme tant d'autres.




  Les deuils succèdent aux deuils dans ce mois qui s'ouvre
avec la commémoration des morts. |
  Le I er novembre, s'éteint un vieux champion des luttes
politiques, M. 'Adolphe Ponet, directeur de la Comédie
Politique qu'il avait fondée vers la fin du second empire.
On sait le grand succès qu'obtint ce journal à ses débuts,
pendant la guerre de 1870. Depuis, son fondateur avait cru
devoir en changer l'allure et la ligne politique. Ponet est
mort après bien des vicissitudes, à l'âge de 63 ans.
  Le 2 novembre nous apporte la nouvelle de la mort, à
Paris, de Mme la comtesse du Parc; ses funérailles, à Lyon,
ont lieu, à Ainay, le 14. Mme la comtesse du Parc était la
belle-sœur de M. le comte de Rambuteau, l'ancien secrétaire
particulier du comte de Paris.