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LES LYONNAIS AU COLLEGE DE JUILLY 423 accomplis en compagnie de son condisciple, le marquis François de Beauharnais, le futur oncle paternel du prince Eugène et de la reine Hortense. Les succès remportés par le dernier des trois frères, Claude-François ( i ) , furent de beaucoup les plus brillants et les plus complets. Dès le mois de juin 1771, à la fin de sa seconde, il comptait déjà « quinze grands prix, trois cer- « tificats de petit prince, et Monsieur son père en était si « contenté qu'il envoyait au R. P. Supérieur un Billet de « 240 livres avec l'autorisation demandée. » Claude, «alors « passionné pour les vo}'ages, dont il dévorait tous les « récits qu'il se pouvait procurer, avait sollicité un tour à « travers les Allemagnes pour le mois d'août 1772 (2). » Le P. Viel, régent de rhétorique, « lui reprochait d'être « rêveur et le P. Farcot, de rimer au lieu de calculer », ce qui ne l'empêchait pas cependant de soutenir trois thèses de philosophie, une thèse générale de mathématiques et d'exécuter en présence de César Cassini « les plus belles « expériences sur les fluides. «Il quittait Juilly le 31 août 1774. On le vit, quelques années après, consacrer sa fortune et sa vie tout entière à la défense du jansénisme le plus outré, de ces convulsions elles-mêmes, qui, après avoir fait scan- dale, en 1731, dans le cimetière de Saint-Médard, se sont perpétuées assez mystérieusement, à Paris et à Lyon, jus- qu'aux premières années de notre siècle. « Desfours dissipa (1) Voir : RABBE, BOISJOLIN : Biog. univ. et port, des contemp., II, p. 1332. — Q U É R A R D : France littéraire, Didot, 1830, t. II, p. 511. — MAHDL : Annuaire nécrologique, i r e année. — HOEFER : Nouv. biog. géné- rale, Dîdot, 1855, t. XIII, vol. 815. (2) C'est la première mention d'un voyage accompli par un élève en compagnie d'un Père. Claude partit avec le Père de Bon.