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392 CHRONIQUE D'OCTOBRE I9OO Il y débuta par des études substantielles sur les Origines de Lugdunum, en 1861, et y poursuivit ses recherches du- rant quatorze articles, qui devaient être ensuite publiés et qui, malgré le désir de leur auteur, ne furent pas tirés à part. Quelques collections furent réunies par des lettrés. Elles sont aujourd'hui très rares et très recherchées dans les ventes. Il publiait ensuite dans notre Revue, ses Lettres à propos du Mont-Pilat ; une étude très intéressante à pro- pos des Lettres à Julie sur l'ornithologie de M. Mulsant, le botaniste lyonnais si connu; puis une série d'études Autour de Lyon ; des recherches sur l'Étymohgie des noms de Montrichard et de Montré^or; sur Quatre inscriptions gréco- latines de Lyon,' sur le Rhône, sur Breignan-en-Dombes, les Alfs, etc., etc. On retrouve la collaboration de Péan, dans la Revue du Lyonnais jusqu'en 1880. Mais, tandis qu'il était fixé à Lyon, il faisait souvent des fuites vers son pays natal et, à ce propos, nous avons eu le bonheur de parcourir toute une correspondance du plus haut intérêt qu'il échangea, pendant ses absences, avec M. Aimé Vingtrinier, alors imprimeur de M. de la Saussaye, aujourd'hui l'aimable et érudit directeur de la grande Biblio- thèque. Ces lettres sont très instructives. Elles nous révèlent un caractère inquiet, scrupuleux jusqu'à l'excès, doux, aimable dans ses rapports, toujours à la recherche d'un document ou d'un conseil. Le 20 octobre 1860, il consulte M. Vingtrinier, à propos de ses études sur les divinités ségusiaves et de certaines corrections de texte qui ne lui semblent pas ^opportunes. C'est l'époque de ses débuts à la Revue du Lyonnais. Dans une lettre, datée de Saint-Aignan, du 24 septembre 1865, il réclame de l'amabilité de M. Vingtrinier une recher-